Onzième voyage : l'Arménie
Un pays de poésies
10/24/2026


Une histoire par les romans
Tête en l'air, j'ai oublié de me procurer un livre universitaire d'histoire sur le peuple arménien. Toutefois, il se trouve que j'ai retenu trois romans historiques, donc disons que cela me donnera une bonne idée de l'histoire arménienne :
Samuel de Raffi, se déroulant au IVème siècle ;
Vartananc de Térénig Démirdjian, dont l'intrigue se situe au Vème siècle ;
Dans les ruines, de Zabel Essayan prenant place pendant le génocide arménien.
J'ai complété ces romans avec deux autres :
Le monastère, journal d'un religieux de Dikran Tcheugarian, victime du génocide. Son roman a été salué par la critique, et traite de la vie monastique en Arménie, pays chrétien depuis plus de 17 siècles.
Le bois de Vincennes par Nicolas Sarafian, que j'ai retenu pour inclure au moins une œuvre de la diaspora arménienne dans le voyage, communauté largement sous-pondérée dans ma sélection puisque seulement un arménien sur trois ou quatre vit en Arménie.
Le pays de la poésie
Lorsque l'on se demande quoi lire en littérature arménienne, il est tout à fait impossible de passer à côté de la poésie, qui semble être le genre de prédilection. J'ai essayé d'avoir une liste la plus englobante possible :
Mon ami Toumanian, qui semble être une compilation de contes, ballades et poèmes d'Hovhannès Toumanian.
Légende dantesque (1915-1916) de Yéghiché Tcharents, qui conte en poésie le génocide. La référence à la Divine Comédie m'a forcé à l'inclure.
La poésie arménienne du Ve siècle à nos jours de Vahé Godel, un des spécialistes du sujet.
Odes arméniennes de Sayat-Nova, un troubadour arménien de la Transcaucasie du XVIIIème siècle.
Avis de recherche, une anthologie de la poésie arménienne contemporaine, pour savoir ce qu'il se fait de nos jours.
Et une ouverture religieuse ?
Une fois n'est pas coutume, je me suis procuré Le livre de prières de Grégoire de Narek, qui est considéré comme un des chefs-d'œuvre de la poésie arménienne médiévale et une influence majeure sur la littérature arménienne. Ce qui m'a convaincu (et il faut me convaincre pour que j'accepte d'absorber plus de 500 pages de prières), c'est qu'il me semble que ce livre est encore lu de nos jours, c'est un classique vivant.
